Olivier Dassault

BIOGRAPHIE

Olivier Dassault

Inspiré dans ses premières années par les pictorialistes de la fin du XIXème siècle, Olivier Dassault entame sa carrière artistique en empruntant à la peinture son expressionnisme romantique.

Ses photographies révèlent alors une interprétation poétique et l’esthétisme émotionnel de son imaginaire.

D’année en année, il cultive les effets, réinvente le mouvement en composant avec la lumière et la couleur. Dans cette interrogation de l’immatériel, il explore la structure de l’environnement : de la courbe des corps à celles du ciel, des paysages aux visions urbaines.

« De la rencontre à l’émotion, la beauté est dans toute chose, l’art aussi; la traduction de l’art est dans le regard qu’on lui porte et qu’il nous apporte.»

Olivier Dassault l’impressionniste s’émancipe ; il s’intéresse alors à la source unique qu’il puise dans les particules du quotidien. Il démontre ainsi que l’invisible peut transcender le visible.

De ses nouvelles prospections, il capture le schéma ou les lignes majeures et s’affirme dans des séries structurées et quasi-linéaires. Fidèle à son Minolta et à la surimpression à la prise de vue, il modernise son approche, et affirme son langage photographique en capturant des textures épurées.

Il sature ses images de détails et re-dessine les aspects tangibles en une synthèse de formes et de nuances chromatiques.

Au fil du temps, il déploie les différents angles de prise de vue et façonne à l’infini les subtilités de la surimpression. La lumière devient l’axe majeur de ses compositions : la voie vers l’abstraction est désormais engagée et il ne cessera de l’expérimenter.Il se libère de la contrainte du réalisme et explore la couleur comme source d’énergie.

Inspiré par l’expressionnisme abstrait ses créations libèrent volume et vivacité par des jeux de transparence. Le sujet apparaît progressivement à travers une échelle chromatique qui confère une troisième dimension à son travail. Au delà de l’esthétique de l’instantané, il acquiert peu à peu la certitude que la lumière lui révèle les mystères de l’insoupçonné.

Olivier Dassault pourrait s’inscrire dans la tradition des photographes Ray K. Metzker, Alfred Stieglitz et Harry Callahan pour qui l’abstraction n’est pas de déformer le sujet mais d’établir l’indépendance de la photographie comme objet.

O u v r a g e s

- 2011 «Photographismes» - Editions Guy Pieters

- 2009 « Abstraction » - Editions Chez Higgins

- 2005 « Ciels » - Editions Cercle d’Art

- 2002 « La Cinquième Dimension » - Edition Somogy

- 1999 « Entre Terre et Ciel » - Editions LPM Michel Lafon

- 1990 « Photocolorism » - Editions Robert Laffont

- 1987 « Danses de Feu » - Editions Anne Sigier

- 1984 « Lignes d’Imaginaire » - Editions Portes du Sud

- 1983 « Ces Regards d’Enfants » - Editions Anne Sigier

- 1978 « Egypte » - Congreve New-York

- 1977 « Oniropolis » - Editions Robert Laffont

- 1975 « Fugues » - Editions Robert Laffont

Crédit photo : M.Toussaint