Fabrice Fanjoux

BIOGRAPHIE

Fabrice Fanjoux

Fabrice Fanjoux est né en 1959 à La Charité-sur-Loire. A la fin des années 70, il travaille à Paris dans un atelier de décor et signalisation. Dans la rigueur du trait et la beauté des aplats de couleurs des panneaux publicitaires, il pressent les possibilités d’un langage artistique.

            Puis il part pour l’Auvergne et reçoit l’enseignement de l’école des Beaux-arts de Clermont-Ferrand. Il suit également la formation de charpentier  chez les Compagnons du Tour de France et travaille comme décorateur. Plusieurs artistes interviennent dans cette période charnière pour Fabrice. Il prend des cours de sculpture dispensés par Yves Guérin, puis ce sont Jean-Marie Boutaud et Jean Fontvieille qui lui donnent la possibilité d’utiliser leurs ateliers. Il expérimente alors un travail intuitif et direct sur marbre et pierre de Volvic. Il se réfère au futurisme et à Brancusi pour entreprendre ses recherches plastiques, à partir de sujet d’études des Beaux-arts classiques.

            Au début des années 90, il prend la courageuse décision de se consacrer entièrement à ses recherches artistiques et loue son premier atelier avec son amie peintre Anne Calabuig. Il est alors sensibilisé à l’expression picturale moderne et contemporaine avec des artistes tels que Cy Twombly, Sam Francis et Giacometti. Ces derniers l’incitent à pratiquer un modelage gestuel et volumineux, de même que les sculptures de Willem de Kooning, révélation importante pour lui.1997 marque le retour à Paris.

            Au début des années 2000, il découvre des textes anciens, fondateurs de l’hindouisme, et est séduit par la tradition shivaïte tantrique du Cachemire. Il s’adonne depuis quotidiennement au yoga, discipline qui trouve son prolongement dans ses recherches sur le mystère des origines et la naissance de la vie. L’équivalence plastique de ce questionnement est très difficile à figurer et lui donne donc un défi très motivant.

            Depuis 2012, il reprend plaisir à dessiner des personnages féminins, d’«intrépides citadines », à l’occasion de l’expo POP ART à la Corbel Gallery., puis pour son exposition personnelle au printemps 2013. Une vision plus apaisée du féminin semble gouverner le dessin au puissant trait noir qui vient border de larges à-plats de couleurs que Fabrice traite graphiquement, tout à la fois avec candeur et une très grande application.

            Collectionneur passionné, Jean-Pierre Corbel manifeste un intérêt critique pour l’œuvre de Fabrice depuis 25 ans, ayant organisé la première exposition de Fabrice en 1993.